Accueil MindSetEtat d'Esprit de croissance Une culture d’entreprise avant-gardiste @ Alexandre Bouchard

Une culture d’entreprise avant-gardiste @ Alexandre Bouchard

par Stephane Belanger

Au printemps 2016, j’ai rencontré Alexandre Bouchard lors de la Semaine des réseaux sociaux, à Québec, où il présentait un atelier sur l’optimisation du profil LinkedIn. C’est justement grâce à son expertise que j’ai pu bâtir le réseau de qualité que j’ai aujourd’hui.

Dès nos premiers échanges, j’ai rapidement connecté avec sa personnalité et sa vision d’entrepreneur. Je vous confirme que c’est un passionné de l’entrepreneuriat et du web! Malgré la notoriété de son entreprise, Alexandre est resté humble, simple, ouvert aux autres et sa bonne humeur est contagieuse.

Même s’il est régulièrement invité à présenter des conférences, on sent qu’il préfère se faire discret. En réalité, j’ai dû le convaincre pour réaliser cette entrevue. Il ne voulait pas se servir de la couverture du magazine pour faire la promotion de son entreprise. Je lui ai dit que c’était plutôt pour présenter sa philosophie d’entreprise, ses valeurs entrepreneuriales et son mindset global qui ont fait de lui l’homme d’affaires qu’il est aujourd’hui… alors il a accepté.

Au tournant de sa carrière, il découvre l’entrepreneuriat

À l’âge 25 ans, il soupe avec le CEO de Embraer, le VP de chez Bombardier parce qu’il vend des services pour KPMG. « Je ne m’en rendais pas compte à ce moment-là, c’était normal pour moi. Pour d’autres, ça aurait pu être le summum de vivre ça » me dit Alexandre. Lors de son dernier emploi, il réalise que d’être employé ne le satisfaisait plus. Il me confie : « La prise de conscience ultime, c’est lorsque tu travailles pour la compagnie de tes rêves (pour moi c’était Apple!) et qu’après un certain temps, tu te rends compte que tu n’es pas plus heureux… que tu ne t’accomplis plus. C’est un constat dur à prendre! J’ai été malheureux durant les 6 derniers mois. » Il ne lui reste qu’une seule option : l’entrepreneuriat.

 

D’exécuteur à créateur

Il réalise que ce qui l’anime plus que tout c’est de concrétiser un projet qui répond à une demande. C’est ce qui l’amène à penser à lancer sa propre entreprise. Entre temps, et par pure intuition, il met de l’agent de côté. « Ce n’était pas pour la retraite. Je me disais qu’un jour, cet argent allait pouvoir me donner le choix, sans savoir que j’allais me lancer en affaires. »

L’intérêt pour le monde des affaires est bien, mais Alexandre entretient des doutes concernant ses capacités à démarrer sa propre entreprise. C’est donc sa conjointe qui le convainc qu’il a tout ce qu’il faut pour se lancer. Ses deux premières années, il les a vécues en tant qu’associé avec un ancien partenaire d’affaires. Ensuite, il démarre sa propre entreprise et c’est là que la véritable aventure entrepreneuriale commence !

Près de trois ans plus tard, Alexandre est maintenant le président fondateur de V3 Digital. La mission de l’entreprise est de transformer le profil LinkedIn de sa clientèle en une source d’opportunités d’affaires. Son expertise s’appuie sur l’art de jumeler judicieusement le développement des affaires et la technologie, et ce, de façon éthique et sans publicité.

Chaque matin Alexandre se lève avec la passion d’aider les gens à se démarquer avec le numérique. C’est important pour lui puisque c’est ça qui lui permet de s’accomplir en quelque sorte. Lorsqu’il réussit un mandat pour un client, il est fier et ça lui donne le goût de continuer.

Le plus drôle, il appelle encore son entreprise son « projet », parce qu’elle n’est pas arrivée à son but final.

 

Alors c’est quoi le but final ?

Pour lui, c’est d’aller au bout des opportunités, c’est-à-dire atteindre le marché international. Avec une solution qui convient à tous les marchés, avec une centaine d’employés qui vit la culture et l’expérience de V3 Digital. À ce moment-là, il pourra dire que c’est rendu une « entreprise » à la hauteur de sa vision. Il est donc rendu à 9 % de l’ascension, comme il dit en souriant, puisque l’entreprise compte 9 employés. Il me donne l’exemple d’une randonnée en montagne, il ne regarde jamais en bas tant qu’il n’est pas arrivé au sommet. Une fois rendu, c’est là qu’il peut regarder tout le travail qui a été accompli.

Alexandre Bouchard mindset entrepreneur

Ses différents Mindset en affaires

 

L’empathie

Il considère que l’empathie est l’une des plus grandes qualités qu’un entrepreneur peut avoir.

 

Apprendre des moments difficiles

Depuis qu’il est entrepreneur, Alexandre me confie qu’il a vécu des moments de vulnérabilité. « Lorsque les revenus n’arrivent pas aussi vite que prévu et que les factures continuent de rentrer… on se questionne à savoir si on doit continuer… » Il me dit que d’être seul dans cette réalité n’est pas évident. « C’est difficile d’en parler à ses proches, surtout s’ils ne sont pas entrepreneurs. »

« La vulnérabilité nous amène à nous questionner et à développer davantage de confiance en soi. Puis soudainement, un contrat arrive par courriel ou tu reçois l’appel d’un ancien client, tu croises une personne qui te réfère un prospect, etc. Ces moments-là nous indiquent que nous sommes sur le bon chemin. »

Puisque le succès instantané n’existe pas, il faut aussi cultiver la patience et la persévérance afin d’atteindre ses premières réussites en affaires. Certains moments marquants aident à maintenir la motivation. Par exemple, il a eu le privilège de rencontrer Elon Musk à Houston en 2018 et, lors d’une autre occasion, il a rencontré le maire de Londres également, Sadiq Khan.

 

Savoir s’entourer

Alexandre a rencontré son partenaire d’affaires en cours de route, chacun ayant des forces complémentaires. L’équipe de travail contribue tout autant à la vision de l’entreprise.

 

Se fier à son intuition

Alexandre me raconte qu’à chaque moment de vulnérabilité qu’il a vécu, un événement déterminant s’est produit. Ses moments magiques qu’il appelle. Et pour reconnaitre ces opportunités uniques, il essaie d’être à l’écoute de son intuition. Comme il le dit si bien: « Ça prend du vide pour laisser ces moments-là se produire. Si on est toujours dans l’action, on peut perdre de belles opportunités. »

 

Une culture d’entreprise inspirante !

Le moment fort de l’entrevue, bien qu’il y en ait eu plusieurs, est sans aucun doute sa philosophie d’entreprise. Celle-ci s’est formée lors d’un voyage en Islande. Lors de son séjour, il décide de prendre un moment pour faire le suivi de  clients par courriel. Il réalise qu’il peut effectuer toutes les tâches. C’est à ce moment qu’il prend conscience qu’il peut travailler à distance grâce à l’expertise qu’il a su développer via le web.

Il a réalisé qu’il peut travailler de n’importe où dans le monde. Cela a eu un impact majeur sur la culture d’entreprise et sur la mobilité totale des travailleurs. Ses employés peuvent aussi travailler à distance également. Ils ont accès à un bureau fixe, mais aucune règle n’oblige leur présence quotidienne. Même l’horaire de jour n’est pas obligatoire. « Que ce soit pour des raisons familiales ou pour une autre raison, tu peux travailler de chez toi. Tant que les livrables sont réalisés, est-ce que c’est vraiment important de savoir que le contrat a été accompli entre 9 h à 17 h et de savoir où ? »

 

« Si tu es capable d’avoir une niche spécifique et très développée, tu peux être reconnu n’importe où dans le monde. Puis, en innovant continuellement ses techniques et son approche, ça permet de rester en avant de la vague ».

 

Un autre aspect distinctif de la philosophie de sa compagnie, c’est qu’il reconnait pleinement la valeur de ses employés. À un point tel qu’il ne peut pas les nommer ainsi. Il préfère les nommer ses collaborateurs ou ses coéquipiers. « Une personne qui choisit de s’investir à 100 % dans un projet et partage une vision commune est plus qu’un employé à mes yeux, c’est un collaborateur! » L’inclusion aussi est importante. Il permet aux membres de son équipe de partager leurs idées et il aime également que l’on challenge les siennes. La transparence est aussi de mise. Il me raconte que tous les employés connaissent le salaire de chacun. Ils sont rémunérés de façon décente selon leur expertise, donc il n’y a pas de jalousie malsaine.

 

S’ouvrir à de nouvelles perspectives

Le bureau est situé dans un espace de coworking, géré par une entreprise établie à l’international. Il m’annonce une nouveauté pour son équipe qui débutera la semaine suivant l’interview. Une fois par année, chaque employé va pouvoir travailler à l’étranger durant une semaine, dans un des bureaux de coworking.  « L’avantage que ça apporte à l’employé, ça lui permet d’élargir sa perspective. Lorsque la personne revient de voyage, elle apporte du nouveau dans l’entreprise. Les PDG se retirent occasionnellement à l’extérieur du bureau pour ces mêmes raisons. Mais ils le permettent rarement aux employés de le faire. C’est ce qui manque aux organisations d’aujourd’hui » me dit Alexandre.

 

Recrutement sur mesure

Je lui ai demandé comment il fait pour trouver les bons candidats. Il me confie que lors de l’entrevue, il pose la question la plus importante pour lui, c’est « Décris-moi ta journée idéale de travail ? Ce que tu fais, si tu viens au bureau ou si tu travailles de la maison, etc. ». Les réponses lui permettent de savoir si la personne adhérera à la culture de l’entreprise. Si c’est le cas, et qu’elle a l’expertise qu’il recherche, il l’embauche! Il sait que celle-ci va pouvoir s’épanouir en vivant sa journée idéale jour après jour.

 

« Si on veut créer de la valeur autour de soi, il faut accorder de la valeur aux gens qui nous entourent. »

Stéphane

Crédits photos (incluant l’image de la couverture) : Kris Connor

Un merci spécial à Karina Douville de Sobhane et Caroline Roberge pour la révision et la correction.

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