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Entreprendre sur la bonne fréquence @ Sébastien Roy

par Stephane Belanger

Cela vous est sûrement déjà arrivé d’être invité à un endroit, mais que votre intuition ou votre petite voix intérieure vous disait très fortement de ne pas vous y rendre ? Sébastien Roy, président de Clientis, me confie que c’est justement ce qu’il lui est arrivé, à l’âge de 18 ans. Il m’explique qu’il était invité à participer à une activité entre amis. Son intuition lui envoyait des signaux afin qu’il reste à la maison, mais il décida de les ignorer et d’y aller quand même. Comme il l’avait pressenti, la situation a vraiment mal tourné. Un malheureux accident lui a fait perdre momentanément l’usage de ses jambes, et ce, durant près de deux ans ! Il a dû être alité à l’hôpital et chez lui pendant 8 mois. Après, il devait utiliser une chaise roulante et a dû à réapprendre à marcher. Pour une personne énergique comme lui qui aime bouger, cet événement l’a forcé à voir et à vivre la vie différemment.

Puisqu’il était sportif, il en a beaucoup voulu à la vie me confie-t-il. Il se sentait dans un virage de sa vie, mais pour aller où et faire quoi ? Il devait penser à un choix de carrière qui ne demandait pas à se servir de son corps.

Il était déterminé à marcher à nouveau ! Mais plus il forçait et moins il pouvait marcher. Il avait de forts risques de ne plus pouvoir marcher à nouveau selon les médecins. Mais lui était convaincu qu’il en serait autrement et qu’il serait bientôt sur ses deux pieds !

«  Si tu n’écoutes pas la vie… si tu forces contre elle… rien ne marchera. »

Après avoir passé par des périodes de frustration et de colère, il décide de lâcher prise et il se met en mode solution. Deux choses se produisent : il retrouve peu à peu l’usage de ses jambes et il a un flash d’étudier en multimédia (graphisme et conception de sites web) pour se lancer à son compte une fois rétabli. Il allait devoir arrêter de travailler avec ses mains et travailler, plutôt, avec sa tête. C’était, pour lui, l’occasion d’entrer dans le monde des affaires, un monde où il va découvrir qu’il est dans sa zone de confort contrairement à la majorité de gens. Il lance son entreprise en graphisme et multimédia Concept Royal Design et ce durant près de deux ans.

Durant son séjour à l’hôpital et chez lui, il a reçu les soins de personnel infirmier provenant du CLSC et d’agence de placement au privé. Avec intérêt et beaucoup de questionnement. Il réalise alors que la demande de main-d’œuvre dans le milieu hospitalier est très grande. Un jour, durant qu’il desservait une cliente, le fax de celle-ci sonnait toujours. Il lui demande pourquoi il sonne autant ? Elle lui répond qu’elle est propriétaire d’une agence de placement. Stupéfait, il prit cela comme étant un message de la vie et le but de son accident.

Il avait trouvé ça tellement intéressant comme domaine, qu’il décide de lancer sa propre entreprise de placement pour cette clientèle. Il se remémore ce dicton :

« Ce qui est à la portée d’un homme est à la portée d’un autre. » Donc, si les autres sont capables de gérer ce genre d’entreprise, moi aussi, je le suis !

Le succès est bel et bien arrivé, mais sans les quelques défis de taille qu’il a dû surmonter. Il s’est occupé du placement d’une centaine d’employés en 5 ans. Il devait répondre 24 heures sur 24, il devait toutefois assumer les salaires durant une moyenne de 90 jours avant d’être remboursé par le ministère et le privé. Il faut avoir les reins solides ! Il est allé voir toutes les banques… et plus d’une fois ! Malheureusement, une liste d’employés n’offre aucune garantie pour un prêt. Il a donc dû être très stratégique et persévérant. (Ce sont des mindset importants en affaires). Dans ce secteur d’activités, une entreprise peut croître rapidement et les salaires sont très élevés. Après plusieurs années, il a fini par obtenir les prêts dont il avait besoin pour faire croître son entreprise.

Une des expériences qu’il a apprise avec cette entreprise, c’est que l’on doit être capable d’assumer sa capacité de croissance. Il faut être honnête avec soi et prendre uniquement les défis que l’on est capable de réaliser avec les ressources que nous sommes en mesure de réunir. Sinon, on risque de perdre la face devant ses clients et fournisseurs ou encore, y perdre sa santé. Il faut se poser les bonnes questions aussi : suis-je un bon leader ? Pourquoi les gens choisissent de travailler avec moi ? Suis-je capable de déléguer encore plus ?

Le bon côté des choses

Après un certain recul, il réalise que son accident lui a permis de changer sa vie et, pour le mieux ! Il a compris qu’il y a du bon dans tout et cela lui a donné beaucoup de confiance en la vie et de confiance en lui. Il réalise aussi qu’il n’a pas de peurs. Donc, il n’a pas de freins pour mettre en œuvre ses idées.

« Aujourd’hui, lorsqu’il m’arrive une difficulté, au lieu de m’apitoyer sur mon sort… je cherche à comprendre ce que j’ai à saisir puis je continue d’avancer… »

Un jour, après la vente de son agence de placement de personnels infirmiers, assis dans le bureau de son acheteuse à discuter avec elle, le téléphone sonne et elle répond. Une fois qu’elle a raccrochée il lui demande la raison de cet appel. Elle lui répond que c’était son centre d’appel en impartition, Puis il se dit « Pourquoi pas ! ».  C’est ainsi qu’il décide de partir son propre centre d’appels Humark Telecom, où il a reçu plusieurs prix d’excellence, dont celui de « l’entreprises de services de plus de 20 employés ». 

 « Je crois que rien n’arrive pour rien dans la vie… il n’y a pas de hasard. »

L’esprit d’entreprendre

Ce qui me fascine chez cet entrepreneur, ce sont ses motivations ainsi que la façon dont il choisit ses entreprises. Il les sélectionne selon le contexte qui se présente à lui. Il voit des solutions et des opportunités partout où les gens n’en voient pas.

Il aime faire les choses différemment. Donc, au lieu de démarrer une entreprise dans les domaines qu’il connait, dans le but d’offrir le même genre de services que les autres, il est stimulé dans le fait de ne pas connaître un domaine justement. Contrairement à la majorité des gens, c’est l’inconnu qui le stimule !

« Je ne fais rien à moitié. Je vise le succès dans tout ce que j’entreprends. Je suis un passionné et j’ai le désir de changer les choses et de faire une différence. »

Fais ce que les autres ne font pas… c’est une recette simple, mais combien efficace !

En 2017, il décide d’acheter Clientis, une entreprise de Montréal, pionnière à l’époque, dans le domaine de l’évènementiel et de l’hôtellerie. L’entreprise est très bien positionnée en B2B, mais Sébastien y voit l’opportunité d’utiliser l’expertise pour élargir son champ de compétences pour ses autres entreprises.

Il me confie une stratégie pour se démarquer de ses concurrents en 2020.  Il me dit qu’aujourd’hui le service à la clientèle est tellement négligé par la compétition que si l’on veut se démarquer, on n’a qu’à offrir quelque chose de différent tout en offrant un service de qualité impeccable. Par exemple, en faire plus que ses clients en demandent est un bon atout pour les surprendre et les fidéliser. Également, il est primordial de leur accorder la même importance, peu importe le budget qu’ils investissent dans tes services.  

Une autre leçon qu’il retire de ses expériences d’affaires, c’est qu’il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier. Pour rester solide et recevoir des revenus récurrents de ses entreprises, il est préférable d’élargir son offre de services et de toucher diverses clientèles. De cette façon, si un marché ralentit momentanément, les autres nous permettront de survivre et de passer au travers.

L’immobilier, son projet de vie pour ses 40 ans

Ça fait déjà plusieurs années que Sébastien est attiré par l’immobilier. En 2017, il décide d’acheter ses premiers chalets locatifs, question de prendre de l’expérience dans ce domaine. C’est là que sa passion pour l’immobilier commence. L’un de ses objectifs pour ses 40 ans, c’était de se sortir de la gestion de ses entreprises. Depuis quelque temps, il a délégué la gestion de ses chalets à une agence afin qu’il puisse avoir davantage de temps pour profiter de la vie et réaliser ses autres projets.

« Quand tu as la chance de travailler avec ta conjointe, c’est génial »

Sébastien et sa conjointe font maintenant duo dans l’équipe Roy Lalancette via Capitale Platine. Outre le fait qu’il souhaite générer d’autres revenus passifs avec l’achat et la vente d’immeubles, je lui ai demandé quelles étaient ses motivations à devenir courtier ? Il avait besoin de sortir de sa zone de confort. C’est maintenant pour lui l’occasion de changer de fréquence, d’être en contact direct avec ses clients et de sortir de la gestion. Il adore visiter des maisons et il aura un immense plaisir à partager cette passion avec ses futurs clients. Ce qui est différent cette fois-ci, c’est que sa conjointe se joint à lui. Elle a décidé de quitter son emploi stable qu’elle occupait depuis 11 ans pour se lancer en affaires avec Sébastien. L’un des avantages, c’est que leurs compétences sont très complémentaires. Ils vont donc unir leurs forces. Elle va s’occuper de l’administration et de la gestion et lui des clients.

Ce qui me surprend, c’est qu’il ne travaillera pas de chez lui ! Il serait trop facilement distrait m’avoue -t-il. Au lieu de ça, il va continuer de travailler dans ses bureaux chez Clientis où il est président. Il aime travailler dans ses bureaux puisque cela lui permet de transmettre son énergie débordante aux employés en place.

Des projets futurs en vue

Aussi loin qu’il s’en souvienne, Sébastien a toujours su qu’il était un entrepreneur dans l’âme et qu’il allait brasser des affaires. Avec sa riche expérience et sa philosophie de la vie, il éprouve maintenant le besoin de partager son expérience d’affaires. Il est en train d’écrire son premier livre. Par la suite, il vise à donner des conférences. Sébastien adore parler. Il ressent aussi le goût de dire aux gens qui vivent avec les symptômes liés au TDAH que tout est possible ! De ne pas écouter les autres qui rabaissent le potentiel de ses personnes. Il veut transmettre un message clair aux gens : lorsque l’on veut quelque chose très fort, on peut l’avoir !

Son dicton :

« Le diable m’a chuchoté à l’oreille : tu ne pourras pas traverser la tempête. J’ai murmuré à l’oreille du diable : je suis la tempête ! »

Stéphane

Pour en connaitre plus sur ses entreprises et son parcours, je vous invite à cliquer sur les différents liens suivants :

Équipe ROY Lalancette Via Capitale Platine

Vendeurs à louer

Clientis

Humark Telecom

Crédits photos (incluant l’image de couverture) : Karyne Plouffe

Crédits design de la page couverture : Annie Benoit Graphiste Senior – D-A

Révision de l’article : Caroline Roberge

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